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Restauration Kity 635

Je viens de faire l’acquisition d’une petite raboteuse-dégauchisseuse :
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Il s’agit d’une petite R/D 200mm pour 2cv. Dans son jus, issue des années 80 (81?). Elle ne me fera pas regretter mon bon vieux tromblon en fonte, poussif, dangereux, mais toujours juste, que j’ai perdu en 2004 suite à un dégât des eaux. En revanche, la Kity est une machine modeste, mais robuste et bien conçue, qui constituera une honorable solution d’attente, bien plus supportable que mon ancienne Sino-Germanique Feider qui ne m’a jamais pleinement satisfait. La voici donc, fraîchement rapatriée, avec tout ce qui a été conservé avec.

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Elle dispose du pied Kity, plutôt robuste, bien que bas, et de l’affuteuse de lames 642, bien pratique. La machine est complète et en bon état de fonctionnement, même si elle révèle une longue période d’inactivité. Tout ce que vous voyez là, a été négocié au prix de 270€, plus un peu de carburant pour faire les 60km me séparant de la machine.

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Première alerte, en amont et en aval de l’interrupteur (d’excellente facture, impensable dans cette gamme à notre époque), le câble d’alimentation a frotté à deux reprises et est réparé au Chatterton. Si la gaine a été percée, lest isolants n’ont pas été touchés. Je vais donc réparer et conserver le câble d’origine. En revanche, je prendrai un soin particulier à le fixer, de manière à ce qu’aucun frottement ne puisse plus l’endommager.Kity635_004

A de nombreux endroits, la corrosion est présente, mais pas de manière dramatique. Les tables de dégauchissage sont un peu rayées et comportent quelques points de corrosion. Ça et là, un peu de corrosion sur les fixations, la visserie, bref, toutes les pièces non peintes. La peinture martelée Kity a bien protégé le reste. La table de rabotage est peut-être la plus touchée. Il faudra également traiter certaines pièces comme l’arbre, le centreur de la table de sortie…Kity635_005

Sur la photo ci-dessous, on évalue mieux l’état de corrosion de la table de rabotage. Le garde-lames est astucieux et de bonne facture. Toutefois, il n’a plus sa vélocité et devra la retrouver pour une bonne sécurité.Kity635_006

La partie mécanique, quant à elle, est fonctionnelle, mais n’a pas connu de soins depuis longtemps. Les courroies nécessitent un traitement si l’on veut les conserver en état, et un bon service sur l’ensemble (nettoyage – graissage) s’impose et lui fera le plus grand bien !Kity635_007

Vu de près, l’affuteuse 642 révèle les 30 ans de la machine. Les guides de l’affûteuse sont bien corrodés, mais de manière assez uniforme. J’imagine qu’ils n’étaient pas chromés. Le porte-fers coulisse difficilement dessus. En revanche, la meule tourne sans jeu et les roulements sont étonnamment fluides, comme neufs !Kity635_008

Aucun accessoire ne manque, j’ai même le livret d’origine de la Kity 635 (très complet) les fiches de garantie des trois éléments (RD, pied, affûteuse) ! Les carters sont en excellent état, par contre le collecteur est à des années lumière des standards actuels. Je devrais sans doute l’adapter ou le remplacer. L’ancien propriétaire de la machine m’a gracieusement proposé un baril de lessive à glisser en bout de collecteur sur les tables de dégauchissage, idéal – selon lui – pour collecter les copeaux. J’ai décliné poliment…Kity635_009

Bon, c’est pas tout ça, mais avant de s’en servir, il y a un peu de boulot. Premier point, comme je ne suis pas un petit gabarit, le piétement est définitivement trop bas. Par ailleurs, je vais devoir beaucoup le manipuler lors de sa restauration. Réaliser une extension définitive aujourd’hui ne serait pas une bonne idée. J’attendrai d’avoir quelques heures sur la machine pour bien évaluer la hauteur idéale. Donc je vais bricoler une solution temporaire, à l’aide d’un bout de profilé hors d’âge, qui se bio-dégradait patiemment dans le jardin à notre arrivée… J’ai passé dessus un phosphatant. Il est sec au toucher et va noircir peu à peu, convertissant la rouille. Vu l’état de corrosion avancée du profilé, ce sera beaucoup plus résistant et épais qu’une peinture ! J’ai réalisé un perçage puis un lamage pour les rivets à sertir qui vont solidariser ces traverses sur le piétement.Kity635_010

Puis des avants-trous ont été percés pour la fixation de quatre roulettes de récupération. Les photocopieurs sont lourds et l’on trouve souvent des roulettes très convenables dessus. Pas de frein, évidemment, mais je ne suis pas exigeant à ce point pour les solutions temporaires.Kity635_011

Je vais sertir les écrous avec le petit accessoire bleu à monter sur visseuse (10Nm minimum), qui permet de sertir très vite, sans faux alignement, le tout pour moins de 50€. Quand on voit le prix des pinces à sertir (+-200€) le choix est vite fait ! Le piétement sera fixé par des BTR inox (car j’en ai sous la main), et les roulettes seront fixées par des vis auto-perçante (car j’en ai aussi sous la main).Kity635_012

En quelques coups de visseuse, l’affaire est réglée…Kity635_013

Ne reste plus qu’à fixer les traverses sous le piétement.Kity635_014

Ey voilââ (comme disent les américains). C’est moche, c’est pas formidable, mais ça suffit. Hum, pourvu que je n’ai pas trouvé fortuitement une hauteur convenable, car sinon je serai tenté de laisser cela en l’état plus longtemps qu’il faudrait !Kity635_015

Par contre, je vis très mal cette verrue d’aggloméré qui déborde loin derrière le piétement. C’est définitivement laid, médiocre, peu pratique et encombrant. Si j’avais un autre moteur fonctionnant au bon régime, je ferais une affuteuse à part. Là, je ne sais pas comment ça va finir, mais cet aggloméré vit ses dernières heures, c’est sûr !

Je consacre ensuite pas mal de temps sur le moteur, pour des choses difficilement montrables. En effet, j’avais un bruit de fonctionnement que j’assimilais à un bruit de roulement. Une fois le moteur déposé, je me suis rendu compte qu’il y avait du jeu entre l’axe et la poulie. Cette dernière avait été montée à la graisse (?!?). Une fois la poulie tombée, le moteur s’est avéré silencieux, sans aucun point dur dans la rotation, ni aucun jeu dans l’arbre que ce soit axial ou avant-arrière. Un bon point. Vu l’état des fers (-10mm) la machine a tourné. Le moteur est donc d’excellente qualité.

J’ai donc remonté la poulie et la clavette à la Loctite 638, en vérifiant le jeu au comparateur.
La poulie est d’excellente facture, avec moins de 1/100e de faux rond. Quasi parfaite quoi.
L’ensemble moteur-poulie a été nettoyé puis remis en place. Vu que le pied en tôle est un véritable amplificateur, j’ai monté le moteur sur silent-blocs. Ainsi on entendra qu’un léger bruit de transmission, et surtout les fers sur le bois !

Ne disposant pas d’autre moteur à 3000 tours, j’ai choisi de déporter l’affuteuse sous la machine. Elle est calée sur une plaque de Betonex 18mm. J’ai sur-élevé la meule de 10mm car elle passait à moins de 2mm des coulisses du porte-fer, ce qui m’a semblé un peu proche. Par ailleurs, la coulisse supérieure collectait trop de limaille fondue. Ce point est réglé.Kity635_016

La courroie de 1060x20mm d’origine déportant trop l’affuteuse, je l’ai positionnée au plus près du centre. J’ai calé la distance sur une courroie de distribution de récupération. Bien qu’elle fasse 30mm de large, une fois retournée, dents à l’extérieur, elle est tout à fait idéale pour cet usage. A noter que mon super-détergent, a aussi super-effacé l’étiquette de l’affuteuse.Kity635_017

N’étant pas (du tout) convaincu par la praticité du réglage par papillons du système de coulisses,
j’ai pensé à un système simple et accessible pour régler la distance fer-meule. Il s’agit tout simplement de deux équerres par côté, avec un écrou captif (toujours un écrou à sertir, mais de 6mm cette fois). J’ai prolongé le filetage de deux BTR jusqu’à la tête, et j’ai mis un écrou et un contre-écrou pour maintenir la BTR en position. Il suffit de bêtement visser ou dévisser pour s’approcher ou reculer de la meule. Finalement, le système de vis est judicieux car les avances doivent se faire à un seizième de tour près ! Autant dire qu’avec les papillons par dessous, difficile d’éviter d’avoir des fers gauches.Kity635_018

Ceci étant fait, je peux passer à la rénovation de la dégauchisseuse proprement dit. Malgré son « bon état » apparent, je vais passer plus de trente heures dessus. Même moi qui ais une bonne pogne, il faut forcer car la montée de la table d’entrée est grippée. Une fois le nez dessous, la barre de serrage est archi-rouillée, tout comme les coulisses en acier. Je commence donc par passer un dé-rouillant chimique sur tous les éléments touchés. Et il y en a ! Mon bidon de Deox Gel de ches Bilt Hamber (un désoxydant chimique) y est presque passé !Kity635_019

Des brise-copeaux, qui profiteront, comme toute la visserie d’un bain à 80°C de dégraissant industriel, à la table de rabotage qui aura besoin d’un bon quart de litre de Déox.Kity635_020

Mais aussi toutes les coulisses, l’arbre, les rouleaux d’entrainement, certaines poulies, les tiges filetés… Beaucoup de rouille à éradiquer !Kity635_021

Pendant que les bains et produits agissent, je sacrifie à quelques obligations familiales. Mon fils de huit ans a cassé son épée en bois. Il réclame une nouvelle Excalibois depuis quelques jours. Je pends une petite heure pour travailler un bout de Teck. Choix judicieux, car elle sera oubliée souvent dans le jardin. Je détoure vite fait la garde et l’épée à la scie à ruban, puis réalise quelques trous techniques et décoratifs. Enfin, j’adoucis les courbes et profile la lame au lapidaire. Une mortaise au ciseau, deux chevilles dans les chutes et le tour est joué. Pour la protéger un peu et pour le look, elle aura une couche d’Huile de Bois de Chine. Il est ravi et moi aussi, je vais pouvoir retourner à la Kity.Kity635_022

Place au nettoyage de la table d’entrée, du guide et des carters…
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Le collecteur de copeaux est bien piqué. De toute manière, il va falloir que j’étudie un système de collection plus efficace et plus actuel.
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Le guide parallèle nécessite des soins plus sérieux, je m’en occuperai au moment du surfaçage nécessaire des tables.
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Quelques décilitres de nettoyant et dégraissant plus tard, ça a meilleure mine. Il y avait, par endroits, plus d’un centimètre de graisse crasseuse et hors d’âge.
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C’est plus net ainsi. Les rouleaux d’entrainement sont bien revenus et l’arbre encore mieux. Le Déox a eu raison de toute trace de corrosion. Je nettoie d’abord les courroies à l’aide d’un détergent toutes surfaces (Premium Blue APC) puis je les nourris un peu avec un conditionneur pour caoutchouc (Einszett Gummi Plfege). Enfin, je les dégraisse à l’alcool Isopropylique (en quincaillerie ou en pharmacie). Je peux remonter la transmission.
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Elle m’a donné du fil à retordre, cette transmission ! Il a fallu trouver le bon alignement entre le moteur et la R/D, mais aussi la bonne tension, car sinon, la courroie sautait, ou frottait quelque part. Comme aucun système d’alignement ou de tendeur n’est prévu, il faut faire des essais en déplaçant la machine dans tous les sens, en tapotant dans les angles avec un maillet. J’y ai passé deux bonnes heures ! Vivent les tendeurs, les poulies à gorge, les courroies trapézoïdales ! Le graissage a été réalisé à l’aide d’un lubrifiant enrichi au PTFE.
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Je ne suis pas mécontent non plus de ma barre de serrage de table mobile, qui a été désoxydée comme il faut, et que j’ai poli, puis cirée, pour ne plus avoir le problème à l’avenir. Méthode : Scotch Brite Marron, Gris, Blanc, puis polish métal Autoglym.
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J’ai laissé une grosse part du travail devant moi : la remise en état des tables de dégauchissage et du guide. Vous vous souvenez de l’état de départ de ce dernier ?Kity635_025

Je commence donc par une bonne couche de dérouillant chimique dessus. L’œil aguerri remarquera, une fois que le dérouillant aura fait son action, que la corrosion était bien plus étendue qu’on ne pouvait le penser au départ. C’est tout l’intérêt d’une solution chimique. Elle traitera également l’invisible et les débuts de corrosion. Seuls la chimie et l’électrolyse traitent en totalité la corrosion.
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Une demi-heure plus tard, je le rince. C’est terne, mais mais la base est désormais saine. Tant que la machine sera bien maintenue, la corrosion ne s’installera pas. Pendant son traitement, j’en ai profité pour remettre ne place les carters. J’ai mis des rondelles nylon pour limiter les vibrations, et j’ai remplacé les écrous d’origine par des Nylstop. Ils n’auront ainsi pas l’occasion de se desserrer en cours de travail.
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Maintenant que la machine est toute propre, il est temps de la salir avec le polissage des tables et du guide, histoire de mettre de la limaille et du polish partout ! Je commence par un ponçage léger (sans aucun appui, c’est le papier qui travaille, je n’ai pas envie de gauchir mes tables) : P80 > P180 > P400 > P1200, puis polissage au Belgom Alu pour les tables et à l’Autoglym Métal Polish pour le guide. Polissage métal, donc avec une bonnette de laine, bien sûr. Ci dessous, la table la plus proche est polie, la plus éloignée n’a été que poncée.
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Les deux polies, c’est déjà mieux ainsi, et même sans cire, l’eau perle sur la surface et ça glisse déjà fort. Notez que l’opération a été très respectueuse de la surface, car le micro-rainurage de la table est toujours présent.
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Opération identique à l’exception du polish adapté à l’acier pour le guide, et je peux passer au réglage de l’ensemble.
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Je vais d’abord régler la table de sortie au comparateur par rapport à l’arbre. Il n’y a pas beaucoup d’écart à la base, pourtant je vais tout de même descendre autour de 2/100e sur la largeur de la table. Ensuite, je vais régler la table d’entrée de niveau par rapport à la table de sortie. D’abord au comparateur près des fers, puis sur toute la longueur à l’aide d’une règle de mécanicien Veritas. Pas de photos des opérations, désolé, c’est une opération laborieuse à faire et qui demande toute votre concentration. Par ailleurs, ça apprend, entre autres, la patience…
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Bonne nouvelle, je vais pouvoir utiliser deux bouches de sortie 100mm de chez Axminster pour réaliser mes collecteurs à copeaux. La première a juste été adaptée aux angles pour s’appliquer quasi idéalement à la bouche de rabotage. J’ai mis un joint pour la maintenir en place. A l’autre extrémité de la bouche, une petite porte de contreplaqué de 4mm clos l’espace. C’est plutôt efficace et, s’il faut passer un coup d’aspi dans les coins en fin de séance, 95% des copeaux sont collectés et le reste campe dans la machine et ne vole pas dans l’atelier. Pour conclure la rénovation, voici le collecteur de rabotage que j’ai réalisé. La bouche d’entrée des copeaux fait 200x40mm ce qui équivaut à 7854mm² soit la surface du diamètre d’aspiration de 100mm, il n’y a donc aucune perte d’aspiration.
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Finalement, j’ai préféré conserver le collecteur Kity qui protège bien l’arbre. Malheureusement, on ne peut plus l’insérer si l’on y greffe une extension. L’extension est donc mobile, elle se coince dans le collecteur d’origine.  C’est bien moche, mais tout à fait efficace.

Je me suis fait une séance de rabotage cet après midi. Finalement, je suis ravi de la machine, qui est une bonne petite machine travailleuse et précise. Un régal. J’ai passé des longueurs de 2500mm avec des résultats très probants. En revanche, les fers sont déjà marqués même s’ils coupent toujours correctement. C’est un peu tôt pour des fers fraîchement affutés, surtout que je n’ai raboté que de l’épicéa, pour à peu près 20ml sur quatre faces, et de petite sections : 40x40mm et 48x35mm. Je vais acheter un nouveau jeu de fers HSS neufs, en espérant qu’ils tiennent mieux.

A la demande d’internautes, voici quelques clichés pour expliquer la méthode de réglage de la machine. Tout d’abord, chaque table se règle par deux rangées de trois écrous, situés de part et d’autre de la machine, proche du point d’assemblage des tables. Pour la hauteur, il faut dévisser les 6. une fois la hauteur réglée, vous pouvez taquer les deux écrous les plus proches de l’arbre, ils serviront de pivot pour régler l’inclinaison des tables. Ceci est générique pour les tables d’entrée et de sortie.
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Il faut commencer par la table de sortie, qui est fixe. Pour régler la hauteur, il vous faut un comparateur et une base (à partir de 40€ les deux). Vous prenez la mesure au points hauts de l’arbre, d’un côté, puis de l’autre. Il faut régler la hauteur de la table de manière à obtenir une mesure identique en tous points de l’arbre. Ici, j’obtiens moins de 1/100e (ce qui est excellent pour du bois, même 1-2/10e suffiraient) :
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C’est aussi le bon moment pour vérifier que votre arbre n’a pas de faux-rond. Positionnez le comparateur sur le point haut de l’arbre, et faites tourner l’arbre doucement, en vérifiant que la mesure ne varie pas, ou très peu. Du faux-rond, c’est des vibrations, une usure prématurée des roulements, un risque de desserrage, ce peut être très problématique. Mon ancienne chinoiserie avait presque 1/10e ce qui est encore acceptable, mais à surveiller.

Maintenant que la table de sortie est réglée, taquez là (bloquez-là en serrant la boulonnerie). Relevez la table d’entrée au point zéro de l’indicateur de passe. Pour régler la table d’entrée, vous avez besoin d’une règle de référence ou règle de mécanicien, assez longue pour couvrir les deux tables, et d’un jeu de piges en lamelles. Une règle alu ou un niveau de maçon ne sont pas assez précis pour ce travail. En plus du comparateur, ça commence à faire un budget, mais dîtes-vous que c’est utile pour toutes les machines, et que vous les garderez toute votre vie. Prenez votre lamelle la plus fine (photo du centre, ici 0.05mm), s’il n’y a pas de jeu, elle ne pourra se glisser sous la règle.

Tout d’abord, vérifiez chacune de vos tables. Elles doivent être droites et sans voile. Posez la règle dans tous les sens dessus, en vérifiant avec la pige. (photo du centre) Si ce n’est pas le cas, votre machine n’est simplement pas réglable. Voyez un atelier de mécanique proche de chez vous, et réclamez un devis.
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A : On positionne la règle au fond sur la table de sortie, et l’on remonte doucement la table d’entrée (par sa vis de réglage). Lorsqu’elle touche la règle et que la lamelle ne peut plus se glisser au point de contact, vérifiez qu’elle n’a pas soulevé la règle sur la table de sortie, à l’aide de la pige. Réglez le côté droit, de manière à ce que l’alignement soit parfait puis serrez les écrous du fond.

B : On réalise la même opération sur le devant de l’appareil.
Une fois serré, vérifiez à nouveau le point A.

C : Il faut maintenant contrôler les tables en diagonale, c’est ce qui garantira la bonne géométrie des tables l’une vis à vis de l’autre. On contrôle une première diagonale, et l’on règle à nouveau si besoin, en vérifiant les points A et B.

D : On passe à l’autre diagonale (normalement c’est une formalité). Si ça ne va toujours pas, on règle et on recontrôle tous les points.

Si tout va bien, votre machine est réglée ! Il ne reste plus qu’à régler les fers. On les réglera au comparateur, comme pour la prise de mesure sur l’arbre, sauf qu’on prendra, l’extrémité des fers au point le plus haut. Il est nécessaire que la mesure soit identique à celle réalisée précedemment sur la table de sortie.

Deuxième méthode, avec la règle de mécanicien à cheval sur les deux tables (photos A et B), table d’entrée montée à « zéro » sur l’indicateur de passe. Remontez le fer jusqu’à ce qu’il puisse, lorsque l’arbre tourne, déplacer la règle d’1mm vers la table d’entrée. Vérifiez que le même phénomène se produit, sur toute la largeur du fer. Si ce n’est pas le cas (ou si la mesure au comparateur varie en cours de route), vérifiez le bon affutage de vos fers.

Et votre machine est réglée. 😉

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